Un Rolleiflex qui n'en méritait même pas le nom...

Rolleiflex_DigiMini5AF
C'est en écrivant une chronique pour Photo Solution que je suis tombé en amour avec un de mes gadgets du mois : un Rolleiflex DigiMini 5.0 AF.

Voici la transcription de l'article :

UN ROLLEIFLEX POUR MENOTTESMinox n'en est pas à son premier coup du genre : on a vu apparaître sous leurs griffes un petit Leica M3, un miniature Hasselblad SWC, un menu Contax I, un minuscule Leica 1f et un lilliputien Leica IIIf. Ils reviennent donc sur les lieux de leur méfait en agitant devant nos yeux ébahis une version réduite d'un Rolleiflex 6x6 de 1920. OUI!  Un Rolleiflex d'à peine 100 grammes, à deux objectifs, comme l'ancêtre.  On cadre à l'aide d'une visée de poitrine, d'où sourd l'écran ACL de 0,9 pouce. Le CMOS est carré (il le fallait!) produisant des fichiers de 2 Mpx à tout casser (résolution : 1200 x 1200 pixels).  L'objectif est un 9mm fixe f/2.8 à 5 éléments, et la mise au point est réglée en hyperfocale : l'image sera nette de 0,7m à l'infini.  Il existe aussi un DCC Rolleiflex AF 5.0 de 3 Mpx (résolution : 1536 x 1536 pixels), à mise au point automatique, objectif 4,9mm f/2.8, écran ACL de 1,1 pouces, dont une édition limitée «rouge italien», mais là, je suis en train de devenir trop excité, j'arrête.  Comble du raffinement : il faut tourner la manivelle pour pouvoir prendre la prochaine image!  À 400$ la pièce pour un «DCC Rolleiflex AF 5.0» j'espère que vous la tournerez souvent!PS : Pendant que vous serez sur le site de Minox, profitez-en pour lorgner le «DD1 Diamant».  Quel design extraordinaire.  De quoi faire débrider l'imagination des concepteurs japonais... http://www.minox.com/


Une fois l'article soumis, je suis demeuré fébrile : il y a longtemps que je cherchais un petit appareil, compact, que je pourrais traîner partout avec moi, quelque chose de différent. J'ai eu, dans le passé, un petit Minox 35GT, un appareil minuscule utilisant des films 35mm, d'une qualité optique exceptionnelle. Alors, je plonge. Disponible seulement aux États-Unis (l'édition est limitée), je le commande chez B&H Photo.

Quelques jours plus tard, la « bête » arrive.

Le premier contact confirme ma première impression : une belle petite machine, de la taille que je désirais. La finition est impeccable, beaucoup de petits détails quand à la reproduction; oui, vraiment, un bon choix. Reste à savoir : qu'en est-il de la qualité?

C'est à partir de ce moment que la liste des déceptions s'allonge. Sous le boîtier, la mention «Made in Japan» me fait me questionner. «N'est-ce pas une reproduction de Minox, compagnie allemande?» Hummmm... L'objectif n'est pas un Minotar non plus, optique légendaire qui a fait la réputation de la marque. Bon, oki, je suis probablement en train de m'accrocher à des détails. Un test sur la route éliminera sûrement mes appréhensions.

point, qui est d'une lenteur exécrable. Et même si la mise au point est faite correctement, l'image demeure floue, les aberrations chromatiques sont du domaine du « Ayoye! », l'exposition est déficiente et le capteur d'image doit dater de l'âge de pierre. Il y a longtemps que je n'avais pas vu de si mauvaises images.

Le tout sera retourné à New York dès lundi. (J'attends un numéro de RA.)

Et il est plus que probable qu'un Canon SD780 IS fasse son entrée dans mon arsenal aussitôt que le remboursement sera effectué. Au moins, lui, je le connais de fond en comble. Il ne devrait pas me décevoir.
© Jean-François Landry 2019