Le blogue du voyage à New York.

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Voici les grandes lignes des courriels échangés lors de mes vacances à New York.

J'en suis encore à classer les images (450 fichiers RAW) prises lors de ces longues marches dans une ville plus grande que nature. (C'est une moyenne de 8 heures par jour, à pied, et j'ai l'impression de n'avoir pas eu le temps de tout découvrir... Et mes jambes m'en veulent encore!)
Une fois classées, travaillées, je posterai ces photographies sous «Voyages/Divers».

Bonne lecture!


9 OCTOBRE
La route s'est bien passé, outre les gars des douanes qui ont posé pas mal de questions.  Coudonc, est-ce que j'ai l'air louche?  En tout cas, ça a l'air qu'un gars qui descend tout seul, en char, à New York, avec son appareil photo comme seul compagnon, ça a d'l'air louche.

J'ai quitté Saint-Bruno de Montarville vers 8h30, mardi matin. Et j'étais en vue de New York vers 15h.  Le temps de payer le 8$ de péage (!!!) pour emprunter le pont Lincoln, et je me trouvais en face (ou pratiquement!) de l'Empire State Building!  Ça impressionne.  Je n'ai pas pu m'empêcher de lancer un grand cri, LOL

CONDUIRE DANS NEW YORK
D'abord, les gens de New York conduisent en fou.  Montréal, c'est rien à côté de ce qui se passe ici.  Il y a des tonnes de taxis, mais des tonnes!  Et ça klaxonne à propos de rien!  Sans arrêt!  Le pire, c'est que j'ai vu une pancarte «Interdit de klaxonner : 250$ de ticket!».  Pas vraiment appliquée, la loi...  Les gens te coupent et s'infiltrent lorsque tu laisses un pouce et demi entre toi et le char d'en avant.  On fait l'saut!  Ça m'a pris tout mon p'tit change pour arriver à bon port, grâce à mon GPS.  Et il a fallu que je prenne souvent de grande respiration, et que je retrouve mon côté zen, ou Yin...  Finalement, je suis content d'être rentré à New York avec un peu de trafic : ça permet de penser avant d'avoir à faire un «move».  J'me suis fait klaxonner juste une fois, se trouver un parking, c'est l'enfer, mais bon, ça fait parti de la game, j'crois.  Une fois stationné, je commence à relaxer.  

L'HÔTEL
Bon.  L'hôtel est bien placé (l'avenue Madison traverse Manhattan du nord vers le sud).  Mais la chambre est petite, ça fait un peu miteux.  Un lit sur «springs» qui grince, la chambre est juste assez grande pour y mettre le lit et deux commodes.  La salle de bain date probablement de Washington.  Bon, y'a d'la pression sous la douche, c'est toujours ça.  De toute façon, à part pour dormir, je ne passerai pas grand temps ici.

PREMIÈRE IMPRESSION
Il est 16h quand tout est réglé pour l'hôtel, et le char stationné pour 5 jours, alors, malgré le fait que je sois brûlé, je décide d'aller sentir l'air de Broadway, Madison, etc.  Je sors sans mon appareil photo : ce sera une sortir de reconnaissance.  La ville est magnifique ... pour un photographe!  Les automobilistes sont courtois envers les piétons, ce qui fait une méchante différence avec ce que j'ai vécu en entrant à New York!  Beaucoup de monde, partout, en permanence.  Les gens sont tous pressé d'aller à quelque part, en fait, ailleurs d'où ils sont en ce moment.  Les gens regardent devant eux, ou au sol, mais ne me regardent pas.  Par contre, si on les arrêtent pour leur demander une question, ils sortent de leur monde, et devienne tellement sympathiques!  LOL  Faut quasiment les arrêter de parler pour continuer son chemin.  =))  Beaucoup de présence policière, ici et là, aux points névralgiques.  2 heures et demi plus tard, je retourne à l'hôtel, brûlé, mais tout sourire.

PREMIÈRE EXCURSION ... PHOTOGRAPHIQUE!
J'en arrive au moment où je vous écris.  =)))  Je suis parti vers 6h ce matin.  La ville est toute embrumée, et ce n'est que vers 9h que le ciel se dégagera.  Alors je quitte «Hôtel at Madison» en passant aller vers le sud pour me rendre dans le «Financial District».  Mais bon, comme je me fie toujours à mon grand sens de l'orientation, en sortant de l'hôtel, je tourne vers la gauche et, après une longue marche, je me retrouve devant ... Central Park!  =)))  Ça, ben heu, c'est totalement au Nord!  LOL  J'y suis à 9h, et j'ai déjà fait beaucoup de photos.  Je trippe, la ville est tellement belle, vivante, et tout le stress de la conduite automobile m'a quitté.  New York ne fait plus peur, New York m'a accepté, LOL  Merci!

Donc, comme je suis à Central Park, j'y entre.  Ouf!  C'est grand!  3 bassins d'eau, 4 kilomètres dans l'axe Nord/Sud, 1 kilomètre de large.  =)  Ça surprend.  Des fois, on perçoit les bâtiments, des fois, rien du tout, juste une immense forêt, pas trop dense, c'est humide, beaucoup de monde, des canards...  Ça marche, ça lit, ça court, ça dort, ça pitonne sur leurs portables, c'est toujours à parler aux cellulaires, beaucoup de chiens, et tellement de vendeurs de hot-dogs!  Y'en a partout!  Hot-dogs, peanuts chaudes, falafel, frites, crème glacée...  Ça débarque les «stands» de gros trucs, vers 8h30 le matin : un ici, un là, un autre ici...  La ville prend forme, se réveille.  

Je marche.  Je marche longtemps.  Mes jambes me font mal, mais je ne veux pas arrêter.  Y'en tellement à voir.  Si peu de temps...  Premier break de 15 minutes pour manger vers midi, puis je repars.  Je refais Central Park en sens inverse, puis la 5ème avenue, la sixième ensuite...  Fatigué mort, je reviens à l'hôtel pour téléverser les images sur mon ordinateur, vous écrire, prendre une douche, un peu de repos, je ramasse mon GPS (!!!  Oui, oui, rigole, Paule!) et je repars.

J'ai de belles photos (135), des cadrages originaux, mon très grand angle fait des merveilles.  J'essaie de rendre la frénésie de New York, la folie de la grande ville, mais j'ai beaucoup de difficulté.  Ce soir, je vais essayer de photographier New York de nuit.  J'ai mon trépied.  J'ai hâte de voir ce que New York a à m'offrir.  Boston m'a tellement déçu...


11 OCTOBRE
Café : Starbuck. 
19h15. 
Et je vous écris. 
Tant de choses à voir, et je quitte déjà lundi matin.  Zut!  C'est vrai qu'à New York, tout va trop vite!  J'ai beau courir, rien à faire, le temps réussit toujours à me rattraper. 

QUELQUES IMPRESSIONS...

BOUFFE
New York est le maître de la malbouffe, c'est incroyable.  Il y a plus de vendeurs de hamburgers, de pizzas à la pointe, de beignes au pied carré que de Starbuck, ce qui n'est pas peu dire.  Et les portions sont énormes.  Ishhhhh...  Je fais mon possible pour doser le tout, j'y vais d'un quelconque pita quand faire se peut.  De l'eau lorsque je marche, pour me réhydrater.  J'ai la chance d'un béni : il fait un temps superbe, de jour comme de soir, plein soleil, température idéale (20-21° de jour, 15-17° de nuit).  Je ne pourrais pas demander mieux!

CAFÉ  
Le café, ici, est roi et maître.  Qu'importe l'heure, les New Yorkais ont toujours un café à la main.  Généralement un Starbuck, que l'on trouve pratiquement à chaque coin de rue, que ce soit sur Wall Street, dans Chelsey, dans le Greenwich Village, etc.

TAXIS  
Les conducteurs de taxi sont très sympathiques.  C'est avec eux que j'ai mes plus belles conversations : explication de la ville de New York, le point de vue des gens, le stress, etc.  Ils chauffent agressivement, klaxonnent tout l'temps, breakent, coupent à droite, coupent à gauche, klaxonnent, et tout ça en jasant d'hier et de demain, sur un ton de voix calme, presque serein. 

SUBWAYS   
Hé oui, j'ai encore une fois tenté l'expérience du métro.  On se rappelle la première mésaventure, le train qui date de l'âge de pierre, les rats sur les rails à foison, aucune indication de la direction ou du «où on est rendu», tassés comme des sardines, etc.  Et j'en passe.  Alors voici cette deuxième expérience.  Je pars de Wall Street pour retourner à mon hôtel.  J'ai déjà compris qu'il y a des subways «express» et ceux qui font tous les arrêts.  C'est déjà ça de pris.  Alors, je m'oriente facilement vers le «Uptown» (vous voyez, j'ai appris!), et j'emprunte le vert #6. Il fera tous les arrêts, ça me sécurise.  Le métro qui se présente n'a rien à voir avec ce que j'ai vu la première fois : on dirait que j'ai franchit un «time warp».  Wagon, propre, spacieux, beaucoup d'espace pour s'asseoir, une voix nous avertit de la prochaine station, puis une autre que «Les portes vont bientôt fermer et qu'il serait préférable de ne pas gêner leur fonctionnement, ce qui serait bien gentil de notre part».  ???  Je regarde autour de moi : il y a une carte du réseau, et sur notre trajet, des points allumés qui nous donnent la direction que l'on prend, et certains s'éteignent lorsque la station est passée.  Non, vraiment, je me sens comme Marty dans Retour vers le futur.  Je continue donc ma route plus que je ne l'aurais dû, hypnotisé par ce passage de la technologie d'hier vers celle de demain.  J'arrête au Central Terminal, comme la première fois, LOL. C'est juste que là, c'est volontaire...

GRAND CENTRAL TERMINAL   
En fait, il me fallait voir ce Grand Central Terminal.  Il était sur ma liste, et mes pieds pouvaient en supporter encore un peu plus.  L'architecture est superbe, mais c'est de l'intérieur que ça marque le plus : on se croirait en France, dans un de ces musées : colonnes travaillées, des plafonds à 250 pieds dans les airs (j'embellis ici), une carte du ciel couleur «aqua» ornant sa surface.  Des arches, partout des arches, et encore une arche.  Tiens, une autre…  En fait, on se croirait dans un aéroport de luxe, mais sans le côté «aviation».  J'y vais de surprise en surprise finalement.  J'ai des images, je vous montrerai.

PHOTOGRAPHIES   
J'dois avoir quelques 400 photographies en ce moment, toutes en format RAW (pour vous donner une idée, chaque fichier doit peser un bon 14 Mo), transférées précieusement dans mon portable, copie de sauvegarde effectuée.  Tant que je ne me le fais pas voler, je ramène «my precioooooouuuuuus» sous le bras, comme Golum.

B&H   
B&H Photo est le plus gros magasin de photo de New York.  Il m'est arrivé, par le passé, d'y commander des choses par Internet, choses introuvable au Canada (des DVD de qualité archive, entre autres choses).  Alors, aujourd'hui, un samedi, je descends à sa porte.  MALHEUR!  B&H est fermé.  Pas à jamais, ils sont toujours fermés le … samedi!  C'est là que je comprends que B&H est tenu par des Juifs, et qu'ils ne travaillent jamais le samedi.  Ça fait parti de la religion.  Je suis tellement déçu!  Alors, après avoir pris une image de la pancarte qui dit «Closed», je me promets bien d'y revenir dimanche. 

APPLE   
J'ai vu un des plus beaux magasins Apple à New York, celui près de Central Park.  En fait, la devanture est … au-dessus du Apple Store!  Un immense bloc de verre, avec un gros logo de pomme blanc en son milieu.  On entre par le côté, et on descend sous terre, toujours en marchant sur du verre.  Tout y est lumineux, je suis sous le charme.  Il s'en est fallu d'un cheveu que je m'achète le iPod Touch de mes rêves, mais je me suis retenu. 
(Quoique, bon, il reste une journée de magasinage demain, non?) 

NAILS & BACK RUBS   
Ça aussi, c'est impressionnant.  À chaque coin de rue ou presque, il y a des chinoises qui offrent des massages de pieds ou de dos, et une quantité industrielle d'endroits qui offrent de se faire faire les ongles.  Mais bon, je ne parle pas d'une dizaine, mais d'une centaine!  Voyons donc!  Et il n'y a jamais personne dans les boutiques… 

VENTES TROTTOIR   
Ça aussi ça surprend.  Sur la rue, partout, en permanence, on trouve de tout : chandails, fast food, souliers, bourses, pendentifs, peintures, poubelles (ben oui!), montres.  Partout!  Jour, soir, nuit.  Je continue de chercher, je crois que je peux me trouver des pneus d'hiver à bon prix. 

ENGLISH?   
LOL  Moi qui pensais parler un anglais décent : je me dois de répéter tout ce que je dis, une pis deux fois!  Assez frustrant, j'dois dire.  J'ai pas l'accent, alors rien ne sort correctement.  =(  Mais j'apprends.  Québec se prononce «qweubec».  J'pratique.  Lundi, ils n'y verront que du feu. Ils me croiront un des leurs... 

Bon, j'arrête là pour ce soir. Je vais aller me promener un peu vers le «uptown» avant d'aller retrouver mes draps.


12 OCTOBRE
If something has to be done, then something has to be done.

Hors donc, je suis dans Central Park, avec mon MacBook (ce qui fait très new yorkais), et c'est d'ici que je vais vous envoyer mes dernières nouvelles.  

DÉPART LUNDI   
Hé oui, déjà, demain, le grand départ.  Je laisse derrière moi beaucoup d'amis : Al's Pizzeria, Joe's Pizzeria, Antonino Pizzeria, Ben's Pizzeria, Luigi's Pizzeria, Ray's Pizzeria...  Wall Street et tout le Financial District, Times Square.  Et le Starbuck de la 26th street, celui de la 27th, les deux sur la 28th, et surtout celui de la 29th et Park Avenue.  C'est dur, dur!

CENTRAL PARK   
Central Park, c'est comme un genre de zoo, sauf qu'on est à l'intérieur des barrières, avec les autres.  Il y a des centaines de personnes, énormément de joggers, beaucoup de gens qui promènent leurs chiens (oui, oui, chiens au pluriel!), des sans-abris qui dorment, ici et là.  Ah oui, c'est vrai, j'ai oublié de vous parler des sans-domicile-fixe.  Dans certain quartier, ça fait pitié.  Pour me sentir moins mal d'être en vacances, je me suis vidé les poches plus souvent qu'autrement.  Et quand la monnaie faisait défaut, j'y allais à coup de 1$ ou 2$.  Ça aide à apprécier notre grande vie avec ses p'tits malheurs, j'dois vous dire...   Ça donne une autre perspective.  

STATIONNEMENT  
J'ai oublié de vous dire (heu, non, je vous l'ai dit, mais sans les détails) que, lorsque j'ai laissé ma Honda Civic dans un parking payant, ça se passe assez rapidement.  Tu entres, tu laisses ton char à l'entrée, un gars vient voir ton char, fait l'tour voir s'il n'y a rien de «poqué», note ton numéro de plaque, rentre ça dans l'ordi, imprime un papier de 3 1/2" x 3 1/2" qu'il te remet ... et c'est tout.  J'lui laisse mon char de 18 000$, et mes clefs, et il me donne un bout de carton fait sur du papier recyclé.  1 minute que ça prend (j'ai calculé).  Comme j'attendais la suite des choses, il me regarde, étonné, et me dit : «That's it.» avec un grand sourire.  Heu, quand, demain matin, j'vais présenter le bout d'carton, est-ce qu'il va vraiment me remettre mon char?  
Inquiétudes...

DOLLARS US   
Est-ce que vous saviez que notre dollar a fait une chute impressionnante?  Allez voir le journal, cahier des Finances, vous allez faire le saut.  0,85$ aux dernières nouvelles.  Ishhhh...  J'ai ben fait l'saut quand la caissière m'a dit que mon 400$ USD allait me coûter ... 450$.

BROOKLYN'S BRIDGE   
C'est ce matin que je me suis tapé le pont de Brooklyn.  Levée du corps : 5h30 (afin d'attraper les premiers rayons du soleil sur Manhattan).  La vue sur Manhattan de Brooklyn est magnifique.  À gauche, éclairé par le soleil levant, le Financial District.  Des bâtiments immenses, plus grands que nature.  Du verre, du béton, de la brique, mais surtout : de la présence, de la hauteur, qui commande le respect!  J'ai attendu tranquillement le levée du soleil, puis j'ai entrepris la traversée.  Traversée plutôt courte d'ailleurs, j'aurais aimé en avoir plus.  Mais plus on avance, plus on s'approche de Manhattan.  C'est assez magique.  

TIMES SQUARE   
C'est ce qu'il me reste à faire, ce soir.  C'est tout à fait impressionnant, on se croirait à Tokyo, celui des films : des affiches immenses, partout, des écrans géants de M&M parlant, des publicités sur les films à venir ou à l'affiche, le tout à grand déploiement, comme seul New York peut se le permettre.  

LES POLICIERS   
Une chose qui m'a surpris, c'est combien les policiers sont appréciés et respectés.  Ils se tiennent droits, sont à leur affaire, toujours bien mis.  Et les gens de New York les respectent (ce qui fait drôlement changement avec Québec ou Montréal!).

CE QUE JE N'AI PAS VU
Pas de musicien dans le Subway.  Pas de gros(se) américain(e) partout (les New Yorkais se tiennent en forme, et font de plus en plus attention à ce qu'ils mangent).  Pas de larçin, de vol à main armé, de violence (gratuite ou chargée très chère), de viol, d'arrestation policière, ni de coup de feu d'ailleurs.  Pas de vedette d'Hollywood, de star sur Broadway.  Pas de poubelle qui brûle avec 3-4 noirs autour.  Pas de mort ou de crise cardiaque reposant au sol sous l'oeil indifférent des passants.  Pas de drogue ou de transaction de drogue.  Pas de Peep Show ni d'affiche sur la rue annonçant des danseuses 24 hres (aucune!).  Pas de chicane en public (outre, bien sûr, les klaxons, claironnant sans cesse, jour, soir ... et nuit!).  Pas de grand folle ni d'exhibitionniste.  Pas de graffitis, ou si peu... Et, vous savez quoi?  Je commence vraiment à me demander si ça fait vraiment parti de la réalité new yorkaise.

Bon, je vais dîner (mon estomac vient de me rappeler qu'un croissant/espresso, vers 8h le matin, c'est pas assez pour la journée.

Ciaô!

On se revoit à Québec!  =))


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© Jean-François Landry 2019